
Le 12 février dernier, alors que le Premier ministre Sébastien Lecornu dévoilait enfin la 3e Programmation Pluriannuelle de l’Énergie (PPE 3), les entrepreneurs avaient rendez-vous à Paris. Plus de 300 chefs d’entreprise et 13 organisations majeures se sont ainsi réunis lors de la première édition de l’Université de l’Énergie de Demain. Un succès retentissant qui marque la naissance d’une voix économique unie pour accélérer la transition énergétique pour notre souveraineté.
Après avoir attendu trois ans pour obtenir une feuille de route énergétique, l'annonce de la PPE 3 ce jeudi 12 février a été accueillie avec un mélange de soulagement et d'exigence par les acteurs réunis lors de l'Université de l'Énergie de Demain.
Portée par le Cercle Énergie d'Impact France avec une alliance historique de 12 autres organisations syndicales du secteur énergétique, financiers, industriel et du transport (UFE, SER, France Renouvelables, Coénove, France Invest, Charge France, CleanTech for France, Start Industrie, Anode, Afieg, Infravision, Transport & Environnement, etc.), cette journée a démontré l'importance de se réunir et de porter des messages en commun. De la start-up (Hello Watt, Wattsy, Ekwateur) aux géants industriels (EDF, Engie, Saint-Gobain), en passant par les investisseurs (ING France, Vauban), tous sont venus porter un message clair : la visibilité et la sortie de notre dépendance aux énergies fossiles sont la condition sine qua non de la souveraineté.
En brisant les silos entre les filières (électrique, gazière, thermique) et entre les tailles d'entreprises, Impact France a réussi à créer un espace de dialogue où l’intérêt général rejoint la performance économique.
En direct du Jura, le Premier ministre a tracé les grandes lignes de la stratégie française : relance massive du nucléaire, accélération du photovoltaïque et de la géothermie. Cependant, les débats au sein de l’Université ont été vifs concernant le ralentissement annoncé de certaines filières renouvelables terrestres.
« Les choix sont-ils assez forts pour baisser drastiquement notre consommation de fossiles dans les 10 ans ? » Cette question a été le fil rouge de l'après-midi. Alors que les énergies fossiles pèsent encore pour 60 % de notre consommation et coûtent 60 milliards d'euros par an à la France, les dirigeants présents ont rappelé que chaque point de pourcentage gagné sur la décarbonation est une victoire pour notre indépendance stratégique.
L’Université de l’Énergie de Demain n’était qu’un début. Les échanges de cette journée vont désormais nourrir les plaidoyers portés auprès du Gouvernement et du Parlement pour s’assurer que les décrets d’application de la PPE 3 soient à la hauteur de l’urgence climatique et des besoins de réindustrialisation verte du pays.
Quelques chiffres clés de l'édition :