
Le 29 janvier 2026, Impact France et Wavestone ont publié l’étude nationale « Valoriser économiquement l’engagement des entreprises ».
Objectif : traduire les retombées économiques des actions sociales et environnementales des entreprises en coûts évités pour la société.
Parmi les sept études de cas analysées, celle d’Harmonie Mutuelle porte sur un enjeu social structurant : l’embauche et le maintien dans l’emploi des personnes en situation de handicap (PSH).
Harmonie Mutuelle est une entreprise mutualiste à mission, engagée en matière de handicap depuis 2013 à travers la succession de différents accords handicap et en signant le Manifeste pour l’inclusion des personnes handicapées,
Cette politique repose sur deux leviers complémentaires :
En 2024 :
Ces chiffres traduisent un engagement opérationnel. L’étude s’attache à en évaluer l’impact pour la collectivité. Comme le rappelle Catherine Touvrey, Directrice Générale d’Harmonie Mutuelle : « Nous portons la conviction que la diversité est un levier de performance en entreprise et que l’embauche et le maintien en emploi de personnes en situation de handicap bénéficient autant aux personnes recrutées qu’au collectif dans son ensemble. »

Pour mesurer les effets de cette politique, l’étude repose sur un principe simple : comparer la situation observée à une situation de référence, afin d’estimer les coûts publics et sociaux évités grâce à l’action de l’entreprise.
Dans le cas d’Harmonie Mutuelle, le scénario est clair : que se passerait-il si ces personnes n’étaient pas en emploi ?
La situation de référence retenue étant celle du non-emploi (chômage ou inactivité), l’’écart entre ces deux situations permet d’estimer les coûts évités pour la puissance publique. Les montants avancés sont des ordres de grandeur, construits à partir d’hypothèses transparentes et conservatrices, détaillées dans le rapport complet.
En tenant compte à la fois des collaborateurs en situation de handicap employés par Harmonie Mutuelle et des emplois soutenus via le recours au secteur du travail protégé et adapté (STPA), l’étude estime à 12,4 millions d’euros les coûts évités pour la puissance publique en 2024.
Ce montant correspond à une réalité simple : lorsque des personnes sont en emploi plutôt qu’au chômage, la collectivité dépense moins et perçoit davantage. Concrètement, ces 12,4 millions d’euros recouvrent :
Il ne s’agit donc pas d’une valorisation théorique, mais d’un effet budgétaire direct pour les finances publiques.
Du point de vue des personnes en situation de handicap elles-mêmes, le passage de l’inactivité à l’emploi représente un différentiel de revenu estimé à environ 4 millions d’euros en 2024. Ce montant n’est pas inclus dans les 12,4 millions d’euros, car il relève d’un autre niveau d’analyse. Autrement dit :
L’étude ne s’arrête pas au cas d’Harmonie Mutuelle. Elle interroge ce que produirait une mobilisation collective. En France, les entreprises de plus de 20 salariés sont soumises à l’Obligation d’Emploi des Travailleurs Handicapés (OETH), qui fixe un taux cible de 6 %.
Si ce taux était effectivement atteint par l’ensemble des entreprises concernées, environ 128 000 personnes supplémentaires seraient en emploi.
L’impact estimé est significatif : 2,5 milliards d’euros de coûts évités en 2024. Pour donner un ordre de grandeur, cela représente environ un dixième du déficit de la Sécurité sociale en 2025.
Cela met en évidence un levier déjà inscrit dans le droit existant : appliquer pleinement une obligation réglementaire aurait un effet budgétaire majeur, tout en renforçant l’inclusion professionnelle.
Le cas Harmonie Mutuelle montre qu’une politique d’inclusion structurée peut être objectivée, chiffrée et mise en perspective.
Comme le souligne Catherine Touvrey, Directrice Générale d’Harmonie Mutuelle :
« C’est avec beaucoup d’enthousiasme que nous avons contribué à cette étude qui permet de quantifier les bénéfices de nos actions : 4 millions d’euros de coûts évités pour les bénéficiaires directs, et 12 millions pour la société dans son ensemble. Plus encore, si 100% des entreprises françaises remplissaient leur obligation d’emploi de personnes en situation de handicap, le coût évité serait de 2,4 milliards d’euros, soit un dixième du déficit de la sécurité sociale en 2025. Une réelle incitation à la plus grande mobilisation de tous. »
Mais le signal est clair : lorsqu’elle est structurée et assumée, une politique d’inclusion peut être regardée non seulement comme un levier social, mais comme un facteur d’intérêt général mesurable.