
Les engagements sociaux et environnementaux des entreprises sont-ils un luxe que nos économies ne peuvent plus se permettre, ou au contraire un levier stratégique sous-estimé ? Dans un contexte de contraintes budgétaires accrues, de tensions géopolitiques et de remise en question de certaines exigences réglementaires, le débat sur la valeur réelle de l’engagement des entreprises reste souvent polarisé. Trop fréquemment, il oppose convictions et soupçons, principes et arbitrages, sans toujours s’appuyer sur des éléments objectivés.
C’est précisément à ce débat qu’Impact France et Wavestone ont souhaité apporter une contribution nouvelle, en publiant le 29 janvier lors d’un événement organisé au siège du Groupe Les Echos Le Parisien une étude inédite intitulée « Valoriser économiquement l’engagement des entreprises ». L’ambition est claire : rendre visibles et quantifiables les retombées économiques des engagements des entreprises pour la société.
À partir de sept études de cas, menées avec six entreprises françaises (Veolia, Bel, Sogaris, L’Occitane en Provence, La Poste et Harmonie Mutuelle), l’étude analyse des actions sociales et environnementales très concrètes - qu’il s’agisse d’emploi et d’inclusion, de décarbonation, de transition énergétique ou de préservation des ressources en eau.
Dans la continuité des travaux d’Impact France sur les Licornes à Impact, cette étude prolonge la réflexion en s’intéressant aux effets économiques collectifs des engagements des entreprises via le prime des coûts évités pour la société.
Les résultats montrent que, dès aujourd’hui, ces actions permettent d’éviter des coûts allant de plusieurs centaines de milliers d’euros à plusieurs milliards d’euros, selon les périmètres analysés. Surtout, l’étude met en évidence qu’un passage à l’échelle de ces pratiques pourrait permettre d’éviter, à l’échelle nationale voire internationale, des dizaines de milliards d’euros de coûts par an.

Ces enseignements soulèvent une question centrale : comment mieux intégrer la valeur de l’engagement des entreprises dans les choix économiques et politiques ?
L’étude met en lumière un levier d’efficacité à double entrée :
"Dans un contexte de fortes contraintes budgétaires et de transformations économiques profondes, cette étude apporte un cadre d’analyse pour mieux appréhender la valeur économique des actions sociales et environnementales des entreprises. Elle constitue un appui utile aux entreprises comme aux pouvoirs publics pour éclairer leurs décisions et orienter les investissements.” indique Caroline Neyron, Directrice Générale d’Impact France.
Fondée sur une méthodologie rigoureuse et transparente, reposant sur des hypothèses volontairement conservatrices, cette étude se veut avant tout exploratoire. Elle ne prétend ni à l’exhaustivité ni à la généralisation automatique de ses résultats, mais propose une grille de lecture réplicable, applicable à d’autres secteurs et contextes.
En mettant en lumière les effets économiques collectifs des engagements des entreprises, elle contribue à renouveler le regard porté sur la création de valeur et à mieux articuler performance économique, transition écologique et cohésion sociale.
