
La Commission européenne a publié mi-septembre une étude inédite consacrée aux “Impact-driven businesses” pour évaluer la contribution de ces modèles aux priorités européennes, identifier les freins à leur développement et ouvrir la voie à de nouvelles politiques publiques spécifiques. Dans cet article, nous partageons notre analyse des enseignements de ce nouveau rapport européen et décryptons les choix opérés et les perspectives qu’il dessine pour le développement des modèles à impact.
Qui sont les impact-driven businesses en Europe ? Quels sont leurs modèles d'affaires, leur poids réel et leur rôle dans l'économie ? Quels obstacles rencontrent-elles au quotidien ? Et surtout : quels leviers activer pour accélérer leur développement sur le marché unique ? C'est à ces questions centrales que tente de répondre cette étude inédite de plus de 200 pages, pilotée par WYG Consulting et publiée mi-septembre par la DG GROW de la Commission européenne.
Depuis plusieurs mois, et en lien avec nos partenaires de la coalition européenne Business for a Better Tomorrow, notre mouvement a directement contribué aux travaux ayant alimenté cette étude exploratoire (auditions, réunions à Bruxelles, réponse à une consultation publique, sollicitation de parlementaires européens) afin de faire reconnaître les spécificités et apports des entreprises à impact aux priorités stratégiques de l’Union européenne.
Le rapport fait le constat d’une diversité de modèles, statuts et définitions de l’entrepreneuriat “impact-driven” en Europe. L’étude tente à ce titre de proposer une définition de ces modèles, présentée comme suit :
« des entités commerciales qui intègrent délibérément des objectifs sociaux et/ou environnementaux positifs au cœur de leur modèle économique, étayés par des dispositifs de gouvernance et des éléments probants proportionnés démontrant que ces objectifs font partie intégrante de la création de valeur, plutôt que de constituer des activités périphériques relevant de la responsabilité d'entreprise. »
Bien que l'étude identifie les entreprises sociales comme un sous-ensemble des « impact-driven businesses » déjà structuré par le droit, la définition retenue par les auteurs nécessite de rester vigilant. Elle présente en effet l'écueil de confondre les entreprises with impact et for impact, qui ne partagent ni les mêmes logiques de fonctionnement ni les mêmes besoins, et appellent des politiques publiques distinctes, ciblées et renforcées.
Le rapport formule également plusieurs recommandations, qui s’inspirent directement des propositions portées par Impact France dans le cadre de ses contributions, pour orienter l’action des institutions européennes, parmi lesquelles :
Avec la coalition Business for a Better Tomorrow, Impact France continuera de se mobiliser à Bruxelles pour que cette première étape ouvre la voie à de véritables politiques publiques européennes à la hauteur de ce que ces entreprises apportent à la société.


Plus de deux ans après l’adoption de la directive européenne sur la transparence salariale, le projet de loi prévoyant sa transposition en droit français a été présenté en Conseil des ministres le 10 septembre dernier. Alors que l'examen du texte à l'Assemblée nationale et au Sénat doit débuter à l'automne, ce texte ambitieux marque une étape décisive pour l’égalité professionnelle en France. Dans cet article, Impact France présente les principaux enjeux du texte et, deux mois après une grande consultation de ses dirigeants sur le sujet, partage son regard sur cette réforme.

Une trentaine d'entrepreneurs et dirigeants d'entreprises membres du Cercle Énergie d'Impact France ont écrit, le 19 septembre 2026, au ministre de l'Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle, énergétique et numérique, Roland Lescure.